Journée des doctorants ENC-EPHE « Restauration et remploi »

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Journée d’étude des doctorants du centre Jean-Mabillon (École nationale des chartes) en collaboration avec l’École pratique des hautes études.

Le centre Jean-Mabillon (École nationale des chartes) organise, en partenariat avec l’École pratique des hautes études, une journée des doctorants le 24 mai 2017. Cette journée est destinée à rassembler des doctorants français et étrangers afin qu’ils partagent leurs idées et leurs recherches autour d’un thème général qui sera, cette année, « Restauration et remploi ».

La journée d’étude est ouverte à tout doctorant ou jeune docteur, quelle que soit son école ou université de rattachement, désireux de participer à cet événement.

Mercredi 24 mai 2017 de 9 h à 18 h en salle Léopold-Delisle
École des chartes – 65, rue de Richelieu – 75002 Paris

Présentation

Mariage mystique de Sainte-Catherine, École française du Louvre, XVIIe s., auteur inconnu, dimensions 72 par 99, coll. particulière
© Aldo Peaucelle – Art et patrimoine Conseil SARL

Arnold Esch a proposé en 1998, dans un article consacré au reimpiego, de distinguer dans les objets archéologiques l’Überleben, la simple survie matérielle d’un objet, d’une ruine, et la Nachleben, véritable vie après la vie « par transformation continuée » des vestiges du passé. Ces notions sont probablement importables – moyennant quelques adaptations – dans l’ensemble des disciplines historiques qui s’intéressent aux enjeux et aux formes de la mémoire : que ce soit l’histoire (politique, des idées, etc.), l’histoire de l’art et l’archéologie, ou la philologie et la littérature.

Dans la vie et la survie des objets, des documents, des idées, des œuvres du passé, on peut distinguer deux types d’intervention humaine. D’une part, l’homme a tenté, à plusieurs moments de son histoire, de retrouver et sauver les traces du passé qui subsistaient, que ce soit par des « fouilles archéologiques » ou par l’exploration d’archives, de manuscrits, de bibliothèques. Au sein de ces manœuvres de « sauvetage » des vestiges du passé, les opérations de restauration constituent un moment important et délicat, tant d’un point de vue technique que d’un point de vue déontologique. Il n’en reste pas moins que la restauration a participé, dans la majeure partie des cas, à la survie, l’Überleben des objets du passé. D’autre part, nombreuses sont les traces (matérielles ou textuelles) du passé qui ont trouvé une nouvelle vie (une Nachleben) au cours de leur voyage à travers le temps, notamment grâce à la pratique du remploi. Bon nombre d’édifices anciens ont pu servir de « carrière de pierres » aux époques ultérieures. Il ne manque pas dans les écrits historiographiques d’exemples d’intégration de matière plus ancienne (servant quelques fois à la réécriture de l’histoire). Enfin, on ne connaît pas de littérature qui ne soit faite de remplois (qu’il s’agisse de citations, de plagiats, de réécritures, etc.).

Au cours de cette journée d’étude, nous aimerions réunir des doctorants de domaines différents (archéologues, historiens de l’art, historiens, philologues, littéraires) autour d’une réflexion concernant ces deux pratiques, restauration et remploi, et les produits qu’elles ont pu engendrer jusqu’à nos jours.

Programme de la journée d’étude Enc-EPHE 2017

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