La situation des docteurs 2015 au printemps 2016

PSL a participé au Printemps 2016 à l’enquête Île-de-France sur la poursuite de carrière des docteurs récemment diplômés. Cette enquête de situation professionnelle des docteurs 2015 a été mutualisée au niveau de plusieurs autres ComUEs d’Île-de-France.

Pour PSL, le périmètre de l’enquête a été étendu à six établissements : l’Ecole Nationale des Chartes (ENC), l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), l’Ecole Normale Supérieure (ENS), Mines ParisTech, l’Université Paris-Dauphine, l’Observatoire de Paris.

Le nombre de docteurs 2015 enquêtés pour PSL est de 454, soit 25% de l’ensemble des enquêtés.

Le taux de réponse est de 78% et le profil des répondants est caractérisé par deux éléments remarquables : 46% de femmes et 39% d’internationaux.

La situation professionnelle des docteurs 2015 enquêtés en avril 2016 montre que 72% sont en emploi et 3% sont créateurs d’entreprise.

  • 68% travaillent dans le secteur public.
  • 32% travaillent dans le secteur privé, dont 83% bénéficiaires d’un CDI.

Notons enfin que 77% ont comme mission principale une activité d’enseignement ou de R&D.

  • 44% sont localisés en Île-de-France,
  • 18% dans une autre région française,
  • 38% exercent une activité à l’étranger.

Concernant le retour satisfaction :

  • 78% des docteurs diplômés 2015 de PSL enquêtés au Printemps 2016 qualifient leur situation professionnelle de satisfaisante voire très satisfaisante.
  • 76% d’entre eux jugent que leur emploi 2016 est en adéquation avec leur projet professionnel.
  • 81% reconnaissent la plus-value des compétences acquises durant leur doctorat.

Pour consulter le rapport global “Enquête Île-de-France sur la poursuite de carrière des docteurs récement diplômés – La situation des docteurs 2015 au printemps 2016”, cliquez ici.

 

Témoignage de Alice de Rochechouart

Finaliste PSL pour la finale nationale du concours “Ma thèse en 180 secondes” édition 2016

alicePourquoi j’ai décidé de participer au concours MT180

C’est en voyant mon interlocuteur, qui avait eu le malheur de me demander sur quoi portait ma thèse de philosophie, chercher d’un air désespéré une excuse pour échapper à mon explication aussi laborieuse qu’interminable, que l’idée de participer à MT180 m’a, pour la première fois, traversé l’esprit. Être capable de présenter sa thèse de manière concise, compréhensible, et pas trop ennuyeuse, le tout en moins de trois minutes – rendre accessible, mais sans trahir : « challenge accepted ».

Préparation du concours

Me voici donc à concocter un texte beaucoup plus difficile à rédiger que ce à quoi je m’attendais : il a fallu naviguer prudemment entre deux dangers, d’un côté, l’effet « brèves de comptoir », de l’autre, l’effet « jargon prétentieux », pour construire une présentation qui ne serait ni simpliste, ni pontifiante. J’ai passé un temps considérable à peaufiner mon texte et à le répéter, sollicitant famille et amis, leur demandant leurs avis et suggestions. PSL a également été d’une très grande aide lors de cette préparation, en proposant à tous les candidats trois demi-journées de formation à la médiation scientifique. Les membres de PSL ont d’ailleurs été extrêmement enthousiastes pendant toute la durée du concours, et je les en remercie vivement !

Le déroulé des épreuves

Arrive donc le jour de la finale PSL. Les premiers moments de stress (mais que diable allais-je faire dans cette galère ?) furent vite dissipés par la bienveillance générale qui régnait entre les candidats, et par la très grande qualité des présentations, à la fois humoristiques et riches. J’ai eu la chance de remporter le concours, mais sans réellement m’y attendre tant le niveau des autres candidats était élevé.

Me voici ainsi représentante de PSL pour la demi-finale et la finale nationale, à Bordeaux. Après encore plus de préparation, de peaufinage de ma présentation, la finale nationale est déjà là, encore plus stressante (un grand merci à mon accompagnatrice de PSL, d’avoir bien voulu me supporter !), et encore plus galvanisante – avec, toujours, le même esprit de bienveillance et de solidarité entre les candidats, tous réunis par l’envie de transmettre et de susciter un intérêt pour leur thème de recherche. Je n’ai pas remporté la finale nationale, mais j’y ai fait des rencontres précieuses et y ai découvert des problématiques passionnantes – en tout cas, je n’ai pas du tout le sentiment d’avoir perdu !

Et maintenant, à vous de participer !

Je conseille vivement de participer à ce concours. Pour l’esprit qui y règne, d’abord. Pour l’exercice intellectuel, ensuite. Car résumer et rendre accessible sa thèse en trois minutes, cela n’est possible que si l’on a un vrai recul sur son sujet, et sur le message que l’on souhaite transmettre. Et voir tout un public nous écouter parler avec passion de notre sujet, le voir s’intéresser à notre champ d’étude, et se dire qu’on aura peut-être réussi à convaincre quelques personnes d’aller y regarder de plus près : il n’y a rien de mieux pour retomber amoureux de son sujet de thèse. Et maintenant, lorsqu’on me demande ce sur quoi je travaille, je peux tout simplement répondre : « allez voir sur YouTube ! »

 

Les participants à la finale PSL de “Ma Thèse en 180 secondes”, le 13 avril 2016, vous font partager leur expérience avec enthousiasme.